Au travail, on peut dépenser une énergie étonnante à essayer d’avoir l’air à l’aise. Cette étude ne dit à personne comment se comporter. Elle laisse une place aux personnes pour raconter cet effort avec leurs propres mots.
- Dans ce groupe, 86 % des personnes disent se camoufler parfois ou souvent au travail.
- Le camouflage peut être une manière de composer avec les attentes des autres, pas le signe qu’une personne fait quelque chose de mal.
- Aucune étude ne peut décider si une personne doit parler de son autisme ou se camoufler au travail.
Des questions que vous pouvez emporter
Vous n’avez pas besoin de devenir expert. Ces questions peuvent vous aider à échanger avec un professionnel ou un accompagnant.
- Qu’est-ce qui rend ma journée de travail plus facile ou plus difficile ?
- Quelle manière d’échanger me paraît claire et respectueuse ?
- Quel aménagement, s’il y en a un, aurais-je vraiment envie de demander ?
Vous voulez les détails de l’étude ?Échantillon, méthode et type de preuve
- Participant·es
- 131 adultes autistes en emploi
- Méthode
- Questionnaire et récits écrits
- Type d’étude
- Méthodes mixtes
Continuez pour découvrir ce qui a été étudié, les résultats et ce qui reste incertain.
Un effort qui ne se voit pas toujours
Certaines personnes autistes parlent de camouflage, ou de masking, pour décrire les ajustements faits afin de moins attirer l’attention. Répéter à l’avance une conversation banale, cacher son inconfort, imiter ses collègues, s’obliger à rester dans un lieu bruyant… Les mots et les raisons ne sont pas les mêmes pour tout le monde.
Ici, 131 adultes autistes ayant un emploi ont répondu à des questions sur ce qu’ils vivent au travail. 86 % disent se camoufler souvent ou parfois. Dans les récits écrits, on retrouve la peur d’être jugé et l’impression de devoir garder en marche une version très lisse de soi-même face aux clients.
Ce que ces chiffres racontent — et ce qu’ils ne racontent pas
Dans cet échantillon, les personnes qui disaient se camoufler plus fréquemment étaient aussi plus nombreuses à remarquer un changement dans le comportement des autres. On ne sait pas dans quel sens va ce lien. L’étude ne permet pas d’affirmer que le camouflage a provoqué ce changement.
Les femmes, les personnes non binaires et trans de l’étude rapportaient en moyenne davantage de camouflage que les hommes. C’est un résultat propre à ce groupe de volontaires, pas une règle sur une identité.
Laisser de la place plutôt que demander une performance
Il n’existe pas une bonne manière d’être autiste au travail. Pour certain·es, une stratégie choisie peut être utile à un moment précis. Pour d’autres, elle peut coûter cher ou ne pas sembler sûre. On ne peut pas le deviner de l’extérieur.
Des consignes claires, le droit d’interagir autrement et moins de suppositions peuvent enlever un peu de pression. Ce n’est ni un traitement ni une raison de renvoyer la responsabilité sur la personne autiste.
Limites à garder en vue
- Ce groupe volontaire de 131 adultes ne représente pas toutes les personnes autistes qui travaillent.
- L’étude recueille des expériences déclarées à un moment donné : elle ne peut pas établir une cause à effet.
- Elle ne peut pas décider si parler de son autisme, se camoufler ou adopter une autre approche convient à une personne précise.
"I Try to Act Like a Neurotypical so it Makes Customers More Comfortable": A Mixed Methods Analysis of Autistic Camouflaging at Work
Sherwood KL, et al.
Journal of Autism and Developmental Disorders · 2026
Cet article fournit une information générale et ne remplace pas un avis médical, psychologique ou éducatif individualisé.

